lundi 15 février 2010


Bon, j'ai passé un peu de temps dans les aéroports et dans l'avion ces dernières semaines. L'occasion de sacrifier à la lecture des magazines disponibles pour tuer le temps, y compris des magazines dits féminins.
Ceux-ci encensaient cet opus de Sara Gran, 'viens plus près'.
L'objet coûte 15 euros, aux éditions Sonatine"
Une fois n'est pas coutume, les chroniques accrocheuses ont éveillé ma curiosité....
J'attaque donc l'ouvrage, les critiques annonçaient qu'une fois ouvert, on ne pouvait le refermer avant la fin.
Je confirme, cependant, le phénomène pour moi ne fut pas lié au caractère captivant de l'histoire, mais au fait que celle-ci tient plus de la nouvelle, vite lue malgré les 180 pages annoncées. (en d'autres termes c'est écrit gros)
Revenons à l'histoire : Amanda, jeune New Yorkaise, est plus ou moins heureuse en couple, a un travail sympa (là, on se rappelle dans quel magazine on a trouvé la critique du bouquin).
Amanda est possédée (oui, l'introduction est courte, le sentiment de malaise créée par ces bruits étranges dans l'appartement ne m'a pas trop stressé).Et Amanda va changer, (elle va se (re)mettre à fumer, se mettre au sexe extra conjugal avec des tatoués, à s'abandonner à des pulsions sadiques et criminels. Le monde s'avère peuplé d'autres possédés. J'arrête là, le souvenir de ma lecture étant trop pénible, je suis encore terrifié et ne vais pas pas pouvoir dormir cette nuit.
çà manque cruellement d'abysses lovecraftiens, d'indicible (le démon apparait dès la page 24, et se présente à sa victime, nom, apparence qui n'évoluera plus, ....), et oui, vous le lirez d'une traite, pour les raisons évoquées ci-dessus.
Les critiques mentionnent l'autre titre de Sara G., "Dope", excellent polar. Si Dope est au polar ce que 'Viens plus près' est au fantastique, çà reste à prouver. Pas sûr d'avoir envie de vérifier.

Aucun commentaire: