dimanche 28 février 2010

Après avoir secoué mon imper de manière à me débarrasser des dernières traces de pluie huileuse et gluante de Shutter Island, une bouffée d'oxygène dans le Londres rock'n Roll de ce Sherlock Holmes pêchu.
Le tandem Holmes/Watson y est ré-inventé, le méchant tient la route, les personnages féminins ne sont pas négligés (tant pis pour Conan Doyle et tant mieux pour nous), Lestrade est intelligent... Autre personnage qui à son rôle à part entière : un Londres en construction, où Sherlock évolue comme un poisson dans l'eau.
Holmes pratique le Free Fight, et son univers y est revisité avec humour et bon goût.
L'ensemble du film est soigné depuis le générique de début sur fond de pavés londoniens jusqu'au générique de fin. D'autres nous auraient gratifié d'un clip vidéo de deux heures, Guy Ritchie nous offre un excellent fim à consommer sans modération.

samedi 27 février 2010




Scorsese & Lehane, Lehane & Scorsese, on salive, on y court.
La mâtinée était pluvieuse, la journée s'annonçait migraineuse.
Shutter Island est pluvieux et migraineux.
J'ai essayé de me mettre à la place du spectateur n'ayant pas lu le bouquin.
Même pour celui-ci, les signauxs annonçant la clé du film sont lourds et aussi discrets que la cravate du héros. Ou peut-être est-ce le choix de Scorsese, de ne pas jouer sur l'effet de surprise et de nous exposer à la folie du héros dès les premières minutes du film...
Sorti de la salle sous la pluie et migraineux.

samedi 20 février 2010

Florence et ses Machines sur la platine.
Un peu barrée (comme ses clips), on pense à Kate Bush, çà vous tire par l'oreille.




GENERATION KILL : La mini-série démarre sur NT1 ce 19 Février.

Début de l'invasion de l'Irak, une soirée avec un peloton de reconnaissance tournant les clés de contact des hummers pour devenir "l'unité la plus au nord de l'Irak".

Qualité HBO, des officiers et sous-officiers lâches, incompétents où humains et en proie en doute.

Un partie pris réaliste : L'attente, les ordres et contre-ordres, encore l'attente, les bavures et dommages collatéraux...

J'ai pour ma part préféré l'Excellent "Over There", mais envie quand même d'aller au bout des 7 épisodes.


Dexter est de retour sur Canal.
Le gentil hématologue serial Killer est marié, papa, et le petit ne fait ses nuits.
Un collègue pour Dexter, le pas gentil Trinity Killer, qui a le visage de John Lithgow. Si vous êtes jeune, jolie, et que votre salle de bain est équipée d'une baignoire, vous ne prendrez plus votre bain sans une pensée pour ce nouveau personnage prometteur.
Le manque de sommeil et ses responsabilités paternelles pertubent la concentration de Dexter qui devient distrait : il a égaré le corps de son dernier client (ou plus précisément les 6 sacs poubelles dans lesquels celui-ci a été emballé au terme du rituel habituel de notre héros).
Michale C.Hall est toujours aussi bon, sobre et gentiment inquiétant.
Déjà accroc à cette nouvelle saison.

lundi 15 février 2010


Bon, j'ai passé un peu de temps dans les aéroports et dans l'avion ces dernières semaines. L'occasion de sacrifier à la lecture des magazines disponibles pour tuer le temps, y compris des magazines dits féminins.
Ceux-ci encensaient cet opus de Sara Gran, 'viens plus près'.
L'objet coûte 15 euros, aux éditions Sonatine"
Une fois n'est pas coutume, les chroniques accrocheuses ont éveillé ma curiosité....
J'attaque donc l'ouvrage, les critiques annonçaient qu'une fois ouvert, on ne pouvait le refermer avant la fin.
Je confirme, cependant, le phénomène pour moi ne fut pas lié au caractère captivant de l'histoire, mais au fait que celle-ci tient plus de la nouvelle, vite lue malgré les 180 pages annoncées. (en d'autres termes c'est écrit gros)
Revenons à l'histoire : Amanda, jeune New Yorkaise, est plus ou moins heureuse en couple, a un travail sympa (là, on se rappelle dans quel magazine on a trouvé la critique du bouquin).
Amanda est possédée (oui, l'introduction est courte, le sentiment de malaise créée par ces bruits étranges dans l'appartement ne m'a pas trop stressé).Et Amanda va changer, (elle va se (re)mettre à fumer, se mettre au sexe extra conjugal avec des tatoués, à s'abandonner à des pulsions sadiques et criminels. Le monde s'avère peuplé d'autres possédés. J'arrête là, le souvenir de ma lecture étant trop pénible, je suis encore terrifié et ne vais pas pas pouvoir dormir cette nuit.
çà manque cruellement d'abysses lovecraftiens, d'indicible (le démon apparait dès la page 24, et se présente à sa victime, nom, apparence qui n'évoluera plus, ....), et oui, vous le lirez d'une traite, pour les raisons évoquées ci-dessus.
Les critiques mentionnent l'autre titre de Sara G., "Dope", excellent polar. Si Dope est au polar ce que 'Viens plus près' est au fantastique, çà reste à prouver. Pas sûr d'avoir envie de vérifier.

samedi 13 février 2010

Honor is back

Bonne nouvelle : Malgré certaines rumeurs, l'Atalante continue de nous donner accès à la série.
Mauvaise nouvelle, çà serait le dernier des Honor.

Honor est en pleine forme, et enceinte. Cet état est un sacré challenge quand on est Officier de la Flotte (je ne liste pas l'ensemble des grades, titres d'Honor accumulés sur moult planètes dans les épisodes précédents) et quand on vit une relation secrête avec un Amiral, liaison dont vos ennemis sont prêts à s'emparer pour vous discréditer. David Weber nous accueille encore une fois dans cette univers de "Military Sci-Fi", ou les batailles se livrent à échelle planétaire,à coup de milliers de missiles, à des années lumières de distance mais où pas grand choses n'a finalement changé depuis l'époque de Jack Aubrey et du Capitaine Hornblower.
Le contexte géopolitique y est à nouveau développé (cet aspect de la série en rebutera certains) mais un peu plus digeste que d'habitude.
On y retrouve pour notre plus grand plaisir Les chats sylvestres (et bien sûr l'indispensable Nimitz), félin E.T empathe, super affectueux et capables de vous découper en petits dés si vous menacez son humain préféré.(Bref, le marsupilami local).

samedi 6 février 2010

London Calling


Oui, çà a un rapport avec The Clash, pour répondre au vendeur qui m'a indiqué l'emplacement du précieux ouvrage.(je m'étais perdu dans le supermarché)
19 histoires rocks et noires, une pour chaque titre de l'Album mythique.
Carrément noires ou pleines d'humour, on y voit Joe Strummer face à Saint Pierre, on y apprend ce que Ray Gange est devenu, on y fait connaissance avec les 4 cavaliers de l'apocalypse du Roudourou...
Le tout soupoudré d'illustrations de Serge Clerc,
L'objet est beau et Indispensable.

Surfin' in the USA



Les éditions du Masque nous offre un excellent Don Winslow.
La Patrouille de l'Aube est un groupe de surfers californiens. La Patrouille est une véritable famille, la "famille de choix" (à la A.Vachss) de Boone, notre héros.
Une famille de choix pittoresque dont vous n'oublierez pas les membres tels que le Samoan High Tide, Dave le dieu de l'amour, Hang Twelve et ses 12 orteilles ou la sublime Sunny.
Boone est un guerrier surfer aux goûts simples, suivant la Voie du Surf.
Ses priorités sont solidement établies, avec en tête de liste les grosses vagues et un peu plus loin les tacos au poisson.
Son prochain objectif, surfer la houle exceptionelle qui se prépare à frapper les côtes californiennes.
Mais Boone est aussi un privé, (quand il en joue pas le videur pour se payer ses tacos). Il se fait engager sur une affaire qui va le pousser à revoir ses priorités, à mettre en péril sa famille, à s'éloigner de ses spots favoris en risquant de rater La Vague de la décennie.
Don Winslow nous invite alors vers la face cachée de la Californie, et nous fait passer des plages à un monde glauque et sans pitié.
çà pourrait être un polar Hard Boiled de plus, basculant dans l'ultra-violence.
Mais l'auteur maintient un équilibre fragile dans un univers ou le mal côtoie le sublime, où l'humour n'est jamais absent.
Don Winslow nous invite dans un monde impitoyable, dangereux mais où la vie mérite toujours d'être vécue.
Pour tous les amateurs de Polars surfeurs (y compris les surfeurs non pratiquants dont je fais partie), qui ont aimé Vie et Mort de Bobby Z. ou l'Hiver de Frankie Machine.
Je vais commander de ce pas le DVD du "Big Wednesday" de John Milius.